Confrérie - Dans les pas de Bilbo -

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 Souvenirs d'un patriarche

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SalledArmes
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MessageSujet: Souvenirs d'un patriarche   06/12/14, 03:09 am

Une promesse gachant plusieurs vies.

Là-haut, dans un coin enneigé des Monts Brumeux, se dresse une forteresse naine : Gabilazan, qui défend le passage vers le Val des Géants.
Là-bas, un drame se joue depuis des siècles entre deux nains, entre deux familles.
Parce que l'ancêtre de l'un a volé, par moquerie, une broutille à l'ancêtre de l'autre,
Parce que ces deux ancêtres ont prononcé des promesses qu'ils n'ont pu accomplir,
leurs fils, puis les fils de leurs fils, se sont vus enchaîner à ce lieu, à ces promesses.
Et ainsi, de génération en génération.
Liés par cette promesse d'honneur, toute communication entre les deux parties était impossible.
Liés par cette promesse de protection, tout affrontement direct entre les deux parties était impossible.
Il n'y avait pas d'issue.
Cela aurait pu durer éternellement, condamnant tous les descendants à un rôle qu'ils n'avaient pas choisi et qui ne leur laissait aucune liberté.
Chaque fils prêtait serment à son père de respecter ces promesses, par respect pour lui, et non parce que ce combat était le sien.



Lorsque l'étranger que je suis parvint à résoudre leur différend, Halmur Taillepierre, ultime descendant d'une des familles, n'exprima pas une grande joie, ou un cri de victoire.
Mais un immense soulagement.
" Je ne sais pas trop ce que je vais pouvoir faire maintenant... Ce serment était tout ce que j'avais !"
" Ah, ce n'est pas grave. Parce que, pour la première fois, je vais pouvoir faire ce que je veux ! "


Honte à ces ancêtres d'avoir ainsi condamner leur descendance pour des erreurs qu'ils avaient eux-même commises !

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MessageSujet: Une récompense inattendue   27/12/14, 12:30 am

Il y a quelques jours, j'ai reçu un courrier d'un certain "Comité des Noms Croquignolants", dont j'ignorais tout.

Selon ce courrier, les membres de ce Comité m'avaient tout d'abord nominé comme candidat.
Il y aurait eu vote et ils m'annonçaient que j'avais gagné un prix. Fort joli d'ailleurs : un trophée de pêche.



J'ai accueilli ce prix avec humour et avec plaisir.

Ce surnom de SalledArmes, devenu mon nom, je le dois à ma Sally, et à mon roi, Thorin écu de chêne.



Alors jeune guerrier affecté au Palais, on m'avait attribué la surveillance de la pièce contenant les réserves d'armes.
Une grotte à peine dégauchie, des dizaines de caisses posées en vrac, les lances avec les haches, les écus avec les épées.
C'était un capharnaüm.

Je gardais la porte de cette réserve quand ma douce Sally est venue me rendre visite.
Nous n'étions pas encore ensemble.
J'en étais fou amoureux, et sa visite me montrait qu'elle s'intéressait à moi.
Je voulus faire le fanfaron, et je la fis entrer dans la grotte, très fier devant nos monceaux d'armes dont j'étais responsable !



Et je me fis engueuler comme cela m'était rarement arrivé !
Sally poussait des hauts cris.
"Mais c'est quoi ce foutoir ? Une chatte aurait bien du mal à y retrouver ses petits !"
" Et cette crasse, cette humidité ? Des armes se rouillent, quel gâchis !"
" Mon ami, franchement, au lieu de passer votre temps devant une porte close, ce qui vous rend fainéant et vous donne du ventre, vous feriez mieux de garder les lieux de l'intérieur tout en nettoyant ces équipements et en y mettant un peu d'ordre !"
Et elle s'en retourna chez elle sans plus attendre, me laissant tout déconfit...

Mais, dès le lendemain, sans rien dire à personne, je ramenai quelques outils et me mis au travail.

L'hiver passa. La neige envahit les chemins.
Personne ne s'étonna de me voir rester dormir sur place.

Mais, au printemps, j'invitais la belle Sally à passer me voir.
Elle vint le jour même d'une inspection surprise de mon illustre roi qui comptait partir guerroyer avec les beaux jours.



Ce jour-là, je vis la surprise dans les yeux de mon commandant.
Je vis la satisfaction dans les yeux de mon Roi et reçus ce surnom de "SalledArmes".
Mais, surtout, je vis la fierté dans les yeux de ma Sally...

Ce soir-là, je le demandais en mariage...

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MessageSujet: Un songe   09/04/17, 03:06 am

Khazad Dum...

J'ai fait un rêve, un retour dans le passé.
Un lointain passé où l'or et le mythril resplendissaient à Khazad Dum.

                                       

Dans mon songe, j'étais un jeune nain, répondant au nom de Nafni.
Je servais l'honorable roi Durin VI.



Mon rêve a tourné au cauchemar...
Le Balrog fut libéré, et ce fut le début de la chute de Khazad Dum.



Aujourd'hui, je suis à ses portes.
Que vais-je y trouver ?

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MessageSujet: Helgi, le tueur de gobelins   09/04/17, 03:10 am

Helgi, le tueur de Gobelins.

Lorsque j'étais enfant, j'aimais écouter les histoires que racontaient les anciens à la veillée..
Je n'ai pas dû grandir beaucoup, car j'aime toujours autant cela.
Il y en avait de toutes sortes.
Des sentimentales comme " Les rubans à barbe de la demoiselle", ou " La naine qui tache";
Des récits plein de suspense ou d'aventures: "Le joyau du Patriarche", " Le clan des cinq casques" ou " Les forgerons sous la Montagne";
Et il y avait les légendes de nos nains les plus renommés...

Celle d' "Helgi, le tueur de Gobelins" faisait frissonner les filles et rugir les garçons.
C'était une histoire sanglante, de combats et de conquête.

Helgi, fils d'un nain de souche commune encore simple garde au mitan de sa vie, avait été entrainè dès son plus jeune âge par son père dans le métier des armes.
Pas question de choisir... Il sera guerrier dans la Garde du Roi, comme Papa, Papy et Grand-Papy !

Épée de bois, soldats de plomb, panoplie en cuir et trompette de réveil furent ses compagnons d'enfance.
Ombre de son père, il le suivait et l'assistait en tout, que ce soit pour couper du bois ou traquer l'ours.
Le gamin se fortifia, non sans peine. " Pas de jérémiades ! Un guerrier nain endure et ne se plaint pas !"
Le garde était strict et exigeant. Mais, bien que peu démonstratif, il aimait son fils, ce fils unique qui devait le rendre fier !
Et la grande récompense d'Helgi était de pouvoir nettoyer et affuter les armes de son père.

L'enfant devint solide et résistant, mais il était maladroit. La flèche de l'arc n'atteignait que rarement la cible, l'épée frappait fort,
mais n'importe où sur le mannequin.
Le père commençait à désespérer d'en faire un guerrier qui sortirait du lot... Et l'adolescent devint triste de le décevoir.
Jusqu'à cet anniversaire où l'oncle d'Helgi lui offrit une masse au long manche rouge.
Ce fut une révélation !
Helgi accrocha quelques rubans colorés sur le manche et se plut à la faire tourner au dessus de sa tête.
Lui qui n'avait jamais appris à danser, il se mit à tournoyer à longueur de journée, à virevolter au bout de sa masse, au point qu'on ne savait plus qui guidait l'autre. Mais le hangar à bois - une petite erreur d'apprentissage - puis les mannequins se firent exploser,
Et le vieux garde sourit à son fils.

Au régiment, les compagnons d'armes d'Helgi le nommèrent rapidement chef de leur section.
Les historiens disent que ses camarades avaient très vite reconnu son courage.
D'autres - moins rigoureux - racontent qu'ils avaient tout simplement douloureusement constaté qu'il valait mieux se tenir en dehors - et si possible en arrière - du cercle décrit par la masse au manche rouge...

Au cours des nombreux combats qui eurent lieu par la suite, la renommée d'Helgi grandit, à la grande fierté de son père.
On nous racontait Helgi, armure rouge, marchant devant, masse au manche rouge tournoyante, creusant son sillon dans les rangs de l'ennemi, sa section le suivant à quelques pas, fauchant les bras qui n'avaient pas pliés en scandant " HEL-GI !"  "HEL-GI !".
Il y eu de multiples combats, il y a de multiples récits, tous plus fantastiques - et sanguinolents - les uns que les autres.
Ceux avec les gobelins nous faisaient rire car ces derniers étaient expulsés par la masse d'Helgi " comme du popcorn d'un faitout sans couvercle".
Mais tous nos ennemis apprirent à redouter celui dont on scandait le nom !

Lorsque j'ai appris que la statue d'Helgi se trouvait dans la Moria, je me suis rendu sur place, près de la Croisée des Chemins, pour contempler ce héros de mon enfance.



NON !!! Quel sacrilège ! Vous avez vu dans quel état elle est ? Fichus gobelins !
Je me devais d'aider à sa reconstruction, de retrouver tous les éléments.

Ce fut une tache longue à réaliser, mais quel plaisir ensuite de contempler ce grand guerrier !



Quel vigueur dans ce nain dominant cette tête de gobelin !  
Comme moi, il porte l'écu de la Garde.... Vieux frère !



Les traits de ce grand guerrier sont bien tels que je les imaginais.
Un gros nez épaté, écrasé par les coups en combat. Des joues rebondies, signe d'un corps ferme mais bien nourri.
Un regard attentif, fixé sur sa cible... On nous racontait qu'Helgi avait un grand cœur mais un air peu engageant. Il fronçait tout le temps les sourcils, ses yeux n'étant plus que deux fentes étroites qui vous fixaient.



Certains disent que c'est le port précoce et permanent du casque de combat qui lui a façonné ce visage.
Un vrai visage de combattant nain !

D'autres racontent - des jaloux que nous conspuons à grands cris - qu'Helgi plissait les yeux parce qu'il... était myope comme une taupe depuis l'enfance. Ce qu'il n'aurait jamais osé avoué - surtout pas à son père ! - car il n'aurait pas été accepté dans la Garde.
Mais ce qui expliquerait son regard particulier, son manque de finesse et sa grande bravoure. Il ne voyait plus rien à 10 pas...
Ses camarades s'en seraient rendus compte mais ils appréciaient sa gentillesse et sa force. Alors ils ne dirent jamais rien, mais ils scandaient son nom en combat, afin qu'Helgi, se guidant sur leurs voix, ne dirige pas son tourbillon meurtrier vers eux, mais  à l'opposé... sur l'ennemi.

Après tout, pourquoi pas ?

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Dernière édition par SalledArmes le 09/04/17, 03:13 am, édité 1 fois
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MessageSujet: Un peu de paix...   09/04/17, 03:11 am

Seul ... Au Royaume de mes ancêtres.



Je parcours en long et en large Khazad Düm. Émerveillé.
J'y retrouve des lieux, des objets, des lumières qui ont bercé ma vie dans ces récits fabuleux que l'on se transmettait au cours des veillées.
J'admire, je reviens sur mes pas, je m'éternise... Bref, je prends mon temps.

Certes, j'y combats orques et autres engeances qui l'ont investi et en dégradent sans vergogne les édifices.
Et, souvent, j'aspire à y combattre aussi ces intrus aventuriers qui se l'approprient sans respect et sans attention, à grands cris et bousculades.
Alors, je m'isole en attendant qu'ils passent leur chemin, ou soient occis par moins bruyants qu'eux.



L'endroit est difficilement accessible, calme.
Un feu, une paillasse, quelques flacons bien choisis et une gibecière remplie.

      -      

De quoi patienter sans inquiétude ou se reposer en profitant d'une magnifique vue...



On a tous un jardin secret.... ou, du moins, on devrait tous en avoir un...

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MessageSujet: Le Livre inachevé... ( 2989 - 3019 )   01/01/18, 10:47 pm

Le Livre inachevé...

( Volume II - Livre III - Chapitre 9 - Nous ne pouvons sortir ! )

Ayant longtemps erré dans la Moria, j'étais venu prendre quelque repos et retrouver quelques forces dans la Salle des Directives, dans la Voie de Durin.
La nourriture y est bonne et copieuse, la bière servie à volonté, la chaleur des feux réchauffe mes vieux os.

          -            

Repu, je m'assoupissais devant la grande cheminée.

- " A toi de terminer Mon Livre !"

Je sortis brutalement de mon brouillard.

"Quoi ?? Qui m'a parlé ? Quel livre ?"

Les autres convives me regardèrent m'agiter d'un air surpris, puis retournèrent à leurs conversations.
...Voilà que j'entends des voix maintenant...
Ma bonne Sally, ton homme perd la tête sans toi !

Je repiquai du nez.

- " Retrouve le Livre de Mazarbul !     ...     Écris la fin de l'Histoire !"

Je relevais la tête en sursautant.

Dans la fumée des buches se consumant dans l'âtre, la silhouette brumeuse d'un nain apparaissait.
Harnaché de fer de la tête aux pieds, une bouche volontaire pointant au milieu d'une large barbe rousse, il portait fièrement une grande hache.
J'eus beau me frotter les yeux, l'apparition ne disparut pas. Au contraire, elle s'épaississait et se précisait.

Je regardais tout autour de moi.
Les autres convives ne semblaient rien voir.
Je n'osai me faire remarquer à nouveau en les questionnant.
Je me suis donc retourné vers la cheminée.

Il était toujours là. Un fantôme ? Un spectre ?
Nous ne sommes guère friand de ces étrangetés, nous autres nains...

Ses yeux me fixait sans concession.
J'apercevais les piliers de la Vingt et unième Salle derrière lui.
Intacts.



- " Ne crains rien ... J'ai failli à ma tâche... Je n'ai pas su protéger mon Seigneur...
Je n'ai pas pu transmettre son histoire de gloire et d'honneur, de fer et de sang...
Toi, mon descendant, tu dois y remédier et terminer ce que j'ai laissé inachevé !"


Un ancêtre ?.... Ori ?  Serait-ce lui ?

Mon oncle Ori, cousin de Dori et de Nori, était le plus jeune de la compagnie de Thorin II Écu-de-Chêne lors de l'Expédition d'Erebor.
Après la bataille des Cinq Armées, il avait vécu confortablement à Erebor, jouant souvent de la flûte au pied de la Montagne Solitaire, accompagné par la viole du sage et doux Balin.
Nous, sa famille, il nous avait fait venir auprès de lui au Royaume sous la Montagne pour partager sa réussite.



Mais le seigneur Balin, bien qu'ayant vécu enfant à Erebor avant que le dragon Smaug ne vienne détruire la ville, avait la nostalgie de Khazad Düm.
Aussi, lorsque son vieil ami à la barbe blanche, coiffé de son éternel capuchon rouge, monta une expédition vers l'ancienne cité naine,  Ori laissa sa famille et le suivit.
C'était en l'an 2989 du Troisième Âge...
On ne les revit jamais.

Je me mis à détailler l'apparition.
Un capuchon gris, une ceinture d'argent et une flûte à la ceinture...

" Ori ?? Est-ce bien toi, mon oncle ? "

Un bref acquiescement de la tête, et il se mit à parler d'une voix sourde et profonde. Une voix qui venait de loin...

Ori me raconta que dans la Moria abandonnée par les nains depuis plus d'un millénaire, Balin et lui trouvèrent du Mithrill.
Mais également des orques... Beaucoup trop d'orques...
Et le guetteur de l'Eau...
Il y eu beaucoup de vaillants combats, de nombreux actes de bravoure...

Un par un, les membres de l'expédition furent emportés...

Mon oncle avait appris les tengwar, ces signes retranscrivant les sons.
Durant les cinq années de l'expédition, il avait rendu compte par écrit de leur aventure.
Le Livre de Mazarbul racontait ainsi toutes leurs découvertes, leurs combats, mais aussi la mort de Oin, l'oncle de Gimli, emporté par le Guetteur de l'Eau.
Et puis, le 10 novembre 2994, celle de Balin, tué par la flèche d'un archer Orque, alors qu'il admirait le lac du Miroir .  
Ori et ses derniers compagnons avaient inhumé le Seigneur de la Moria dans la chambre de Mazarbul.

"Je n'ai pas connaissance de ce livre, mon oncle, mais il me plairait grandement !"

Agacé par mon interruption, l'apparition agita sa barbe et poursuivit sa narration.
Ses yeux semblaient regarder en lui. Vers son passé, vers sa vie.

Peu après la mort de Balin, ce fut le dernier combat.
Un seul mot d'ordre, survivre !
Mais, cernés par les orques, Ori et les nains rescapés durent se retrancher dans la Chambre de Mazarbul.

Ils se savaient perdus...
Thili et Olgir supplièrent alors leur capitaine de terminer son Livre afin que leur épopée ne soit pas oubliée.
Ils s'engagèrent à se battre jusqu'à la limite de leurs forces afin qu'il dispose de suffisamment de temps pour écrire,
puis pour cacher l'ouvrage.


Ori tourna le dos aux grandes portes de la Chambre derrière laquelle l'ennemi se pressait.
Faisant fi des cris de ses compagnons nains affrontant les orques, il posa le Livre sur la tombe de Balin, sortit
son pinceau et son encrier, et se mit à rédiger les derniers évènements.



...Après la mort du seigneur Balin, les choses allèrent de mal en pis.
Les embuscades étaient incessantes. Nous passions notre temps à combattre.
A peine avions-nous trouver un lieu apte au repos que nous étions débusqués.
Au bout de cinq jours sans presque manger ni dormir, nous avons tenu conseil.
La reconquête de Khazad Düm n'était plus d'actualité.
Il nous fallait juste survivre.

Nous avons décidé de  sortir de la Moria, mais l'ennemi était partout et nous
étions si peu...
A chaque salle que nous traversions, nous perdions l'un des nôtres. Il se sacrifiait
pour retenir ceux qui nous poursuivaient tandis que nous écrasions ceux qui nous
barraient la route.

Ainsi, nous sommes parvenus à franchir le Pont de Khazad Düm.
Mais nous n'avons pas pu aller plus loin...
Des marches de la Première Salle à la lointaine porte vers le Lac du Miroir, ce
n'était qu'une vague d'ennemis d'où dépassaient le buste des trolls...

Un nain affronte sans peur dix ennemis.
Il peut résister longtemps et courageusement face à 20 autres.
Mais à un contre mille...

Bien que massacrant d'innombrables orques et gobelins, nous avons reculé sous
le nombre, retraversé le Pont...
Le sol de la deuxième salle fut recouvert de cadavres et de sang.
Notre compagnon Frar y laissa la vie en protégeant notre repli. A lui seul, il parvint
à abattre plus de 50 orques et gobelins avant de s'effondrer sous la masse d'un troll...



Ils ont pris le Pont et la Deuxième Salle...

Peu à peu, la douzaine de nains survivants que nous étions a été repoussée jusqu'à
la vingt et unième Salle.
La position était indéfendable.
Nos éclaireurs rapportèrent que les quatre entrées étaient assaillies.

Tous étaient déterminés à se défendre corps et âme.
Trois d'entre nous sont restés en arrière.
Les autres rejoignirent notre seigneur dans sa Chambre mortuaire.

Nous avons barricadé les portes de la Chambre de Mazarbul.
Mais cela ne les retiendra pas très longtemps.
Le sol tremble.
Les tambours résonnent.

Les tambours viennent des profondeurs
nous ne pouvons plus sortir.
Une ombre s'avance dans le noir.
Nous ne pouvons plus sortir.
Ils arrivent...



L'apparition me regarda de nouveau, d'un air triste.

- " Je n'en ai pas écrit davantage. Ils ont fracassé les portes.
Nous avons résité à la première vague d'orques, puis à la seconde...



Nous n'étions plus que cinq à la troisième vague...

Puis Mazog est arrivé.
Nous avons éliminé ses gardes.
Je l'ai blessé.



Mais d'autres orques sont arrivés...
Et deux trolls...

Je n'ai pas pu cacher le Livre...
Tu dois le chercher ! Tu dois le trouver !
En mémoire des nôtres et du Seigneur de la Moria.

Il doit être encore dans la salle de Mazarbul, sur mon squelette.
Avant le dernier assaut, j'ai tenté de le protéger en le cachant dans ma cuirasse.

Récupère-le ! Protège-le ! Complète-le avec ma fin et votre reconquête de la Moria !
Et partage notre épopée avec tous nos frères nains !



Je le ferai, mon oncle, je le ferai.
Nous venons juste de dégager les portes de la Chambre de Mazerbul.
Sois en paix. Tu peux compter sur moi.
Tous apprendront votre courage.

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Souvenirs d'un patriarche
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