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 THORHOM KAZHADRED - l'histoire d'un nain des Monts de fer

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Thorhom
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MessageSujet: THORHOM KAZHADRED - l'histoire d'un nain des Monts de fer   15/09/14, 11:59 am

Comme je l'ai explicité dans ma présentation,

Il m'arrive parfois, au fil de mes soirées de repenser a la vie qui était mienne avant "Les petits-pas"

alors, je laisse glisser cette plume ( que j'ai trouvé sur le corps d'un Gobelin qui se prenait pour un chaman) sur ces feuilles de papier. étrange mélancolie
* ouvre sa gourde et boit une bonne gorgée d'hydromel, referme la gourde, la caresse deux fois et la range*

j'espère que ma vie d'aventurier me laissera le temps de finir ce manuscrit

Asseyez-vous, confrère. Buvez une bière fraiche venant d’un brasseur des palais nains,  allumez vous une pipe aux douces herbes parfumées de la comté et laissez vos yeux parcourir ces mots.


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Thorhom
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MessageSujet: page 1   18/09/14, 06:23 pm

Je me nomme Thorhom Kazhadred. Fils de Thoroin, Fils de Thoroïr. Tous de fiers enfants des monts de Fer. Et voici mon histoire.

Il y a encore quelques mois, je vaquais à l’une de mes occupations favorites. Fendre la roche et la fendre encore jusqu'à trouver pierres et filons. Les autres mineurs et moi creusions dans la mine Rochecristall. Nous prospections dans le boyau le plus profond, mais aussi le plus prolifique. Les lampes tempêtes et nos petites lanternes à huile projetaient sur les parois de sinistres ombres. Mais nos yeux ne prêtaient guère attention à ces étranges danseuses chimériques. Non, Nos regards étaient à la recherche perpétuelle du moindre reflet, de la moindre étincelle de couleur, signe de la consécration de notre labeur.

Bien que nous ne fussions que cinq, le martèlement de nos coups de pioche était incessant. Tac !! Tac !! Tac !! Point une seconde de répit. De temps en temps, nous faisions une courte pause. Quelques minutes, pour délasser nos muscles endoloris par les vibrations, mais surtout pour nous désaltérer le corps a grandes gorgées d’hydromel. Et oui, le corps d’un nain a d’énormes besoins en liquides…

Nous reprenions notre besogne, après un court repos ponctué de douces goulées de ce doux nectar de miel. Quand soudain, nous vîmes de la poussière tomber du plafond, le sol se mit alors à trembler et un profond grondement se fit entendre. Le bruit caractéristique tant redouté de tous les mineurs, celui d’un corridor qui s’effondre… Nous fîmes volte face et partîmes aussi vite que nous petites jambes nous le permettaient. Courir vers le puits afin de remonter vers la surface, Nos esprits étaient focalisés sur cet objectif. J’étais le dernier de la petite colonne que nous formions….

CRAC !!!! le son sec d’une poutre d’étaiement qui cède…….

et puis plus rien….

J’ignore combien de temps je suis resté là, dans le noir.
Quelque Secondes ? peut être…
Plusieurs minutes ? qui sait ?

J’étais là, étendu sur sol, tout endolori mais vivant. Mon première réflexe fut celui de vérifier l’intégrité de cette barbe rousse, Mes treize tresses étaient intactes. Un rapide contrôle du reste de mon corps me rassura. Aucun de mes membres de coincé ou de cassé.

Il était temps de retrouver mes compagnons d’infortune.
-« - Krolin, Bartoin, Krolom, Guilin …mes amis… vous êtes là ? » ma voix était à peine audible, un faible son sortait de ma bouche pleine de poussière … je tendis l’oreille dans l’attente d’une réponse.
Rien
Juste le son de la poussière qui perle du plafond

Je poussais sur mes bras pour me redresser afin de m’asseoir et faire en sorte que ma voix porte mieux
-« - Krolin, Bartoin, Krolom, Guilin …vous êtes là ? » demandais-je avec plus d’insistance.

« - Thorhom ? C’est vous ? » Cette voix, C’était celle de Guilin. Si on m’avait dit un jour que je serais heureux d’entendre la voix de cette vieille barbe décoloré de Guilin. Je vous aurai occis sur le champ. Mais là…. Quel bonheur.

« - Oui Guilin, c’est moi. Comment allez vous mon ami ? »
« - Nous allons bien Thorom »
« - Nous ? Mais qui est avec vous ? »
« - Bartoin est là, Krolin aussi, quant à Krolom, il est avec nous mais son état est sérieux. Je ne pense pas qu’il puisse marcher»
« - Comment ça, je ne peux pas marcher, maître Guilin, je vais vous prouver le contraire sur le champ » eructa Krolom, touché dans son orgueil.
Au bruit sourd qui suivi la phrase, et du long râle de douleur qui se fit entendre, je compris de Guilin avait raison. Krolom ne pouvait marcher.

Nous étions tous vivants…

Cette page fut rédigée, un soir, dans une auberge abandonnée a l'ouest des Terres de Bree


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Thorhom
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MessageSujet: page 2    21/09/14, 07:08 pm

Je me nomme Thorhom Kazhadred. Thorhom fils de Thoroin, Fils de Thoroïr. Tous de fiers enfants des monts de Fer. Et voici mon histoire

Nous étions tous vivants….

Il me fallait dorénavant retrouver mes compagnons.

« -L’un de vous peut-il faire un peu de bruit afin de je puisse vous localiser ? »
« - Certes mon ami » répondit Bartoin.

Et il se mit rapidement à frapper les parois de la grotte avec une pelle.

Le bruit était proche mais sourd, j’en déduis qu’il devait y avoir un obstacle entre eux et moi. Je me mis à avancer, balayant l’espace devant moi. Mes pas se faisaient lents et courts. Après plusieurs minutes, Bartoin me héla.

« - Mais où êtes vous l’ami ?»
« - Par la barbe de Thoroïr mon aïeul !!! Je voudrais vous y voir dans cette pénombre » lui répondis-je séchement.

Il se tut et repris ces battements de pelle.
Mes chausses raclaient le sol et j’entendis un bruit de verre s’écraser. Les vestiges d’une lampe tempête. Je devais donc être au droit d’une paroi.
J’amplifiais les mouvements de mes bras quand mes doigts rencontrèrent la pierre. C’est impressionnant comment ce petit contact me rassura. J’étais coincé dans une mine, sans la moindre source de lumière, sans une goutte d’hydromel ou de bière pour me réhydrater. Bref rien n’avait évolué en ma faveur, mais je me sentais heureux de toucher cette paroi. L’esprit d’un nain est parfois étrange !!

J’entrepris de poursuivre en direction des battements de pelle tout en gardant ce chaleureux contact charnel avec la grotte. Au fil de mon avancement, le son devenait de plus en plus net et mes pieds rencontraient de plus en plus de débris qui se faisaient de plus en plus gros. Ma chausse droite heurta violemment une pierre aussi grosse que la tête d’un auroch de 2 ans. Je fis un saut de recul tant la douleur était forte. Je me tordis la cheville gauche à la réception. Mon corps déséquilibré parti vers l’avant et je compris  lorsque mon nez heurta la pierre , que je venais de rencontrer la paroi qui me séparait de mes amis. Mon bras gauche, quant à lui, parti vainement à la recherche d’un appui afin d’arrêter la chute,  mais ne trouva que du vide. Je finis cette culbute, étalé de tout mon long, mon corps épousant les gravats jonchant le sol.

Je poussais alors une série de jurons à faire pâlir un charretier de Bree. (je ne citerai point mes dires, afin de ne pas choquer vos chastes esgourdes)
C’est alors, qu’une fois arrivé à la fin de la suite d’invectives, j’entendis Baroin me dire très calmement
« -Ah…à vous entendre, vous n’êtes plus très loin l’ami »
Quelques instants plus tard, les pierres devant moi se mirent à vibrer, comme si quelque chose ou quelqu’un tentait de les déplacer. Puis j’entendis des chuchotements, qui se transformèrent en son, qui eux-même devinrent des paroles intelligibles. Et enfin, un rayon de lumière vint transformer les ténèbres en délivrance.

Je levais la tête afin d’apercevoir la trouée par laquelle émanait cette chaude lueur de lanterne. Je me redressais et présentais mon visage face au trou, les yeux plissés par l’aveuglement. Et je tombais nez à nez avec Guilin.

« - Heureux de vous revoir, Baraz Targ » me dit-il.

Baraz Targ, Barbe rouge en langue Khuzdul. C’est ainsi que l’on me nomme parfois.

Lentement, nous agrandîmes le trou afin que je puisse m’y glisser. Au fur et à mesure que nous enlevions les pierres, le plafond au-dessus de moi laissait choir de plus en plus de poussière. Ma situation devenait inquiétante. L’alcôve dans Laquelle je me trouvais n’allait plus tenir Longtemps. Augmenter la dépose risquait d’accélérer le risque d’effondrement. Je touchais par trois fois les tresses de ma barbe, ma bonne étoile.

-« - Thorhom, votre corridor va céder, essayez de passer par le trou !! »
«  - Mais comment vous voulez que je passe là-dedans, Même un elfe rachitique n’y passerait pas …. »
« - Ne faites pas l’idiot l’ami, il vous faut passer MAINTENANT »
Devant l’insistance de Guilin, je m’enfilais dans l’interstice, La tête , puis le bras droit, le bras gauche ensuite, afin de pouvoir pousser sur mes membres supérieurs, Je me mis sur la pointe des pieds en guise d’impulsion, et je poussais alors très fort sur mes bras. Je passais allègrement jusqu'à la ceinture…… et là…je restais coincé.  Mes amis nains vinrent à ma rencontre et me tirèrent de toute leur force.  Lorsque ma ceinture céda, nous volâmes tous en arrière dans un grondement énorme. Enchevêtrés les uns dans les autres nous nous aperçûmes que le corridor de l’autre coté de la paroi venait de céder.

« - Bienvenue parmi nous Baraz Tard »

A nouveau je touchais mes 13 tresses.  

Nous étions tous rassemblés.

cette page fut rédigée devant un plat de lard et de pommes de terre sautées à l'auberge du poney fringant
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Thorhom
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MessageSujet: 3eme page du manuscrit   28/09/14, 01:23 pm

Je me nomme Thorhom Kazhadred. Thorhom fils de Thoroin, Fils de Thoroïr. Tous de fiers enfants des monts de Fer. Et voici mon histoire

Nous étions tous rassemblés.

A y voir de plus près, mes compagnons avaient déjà fouillé les passages aux alentours.

« - Le boyau en direction du monte charge de la sortie est éboulé. » M’expliqua Guilin « Le corridor Ouest est encore intact, nous l’avons arpenté jusqu'à la réserve. Là nous avons fait le plein d’huile et de lampes. Il y a aussi quelques futs d’hydromel » me dit-il en avec un petit sourire en coin.
« - Alors nous sommes coincés ici » lui répondis-je

« - Pas vraiment, toutes ces secousses ont ouvert un étroit passage dans la réserve, nous ne le connaissions pas, c’est notre seule issue »
« - Et Krolom ? », lui demandais-je
«- Sa jambe droite est cassée, ainsi que son pied gauche », me chuchota – t-il. «Nous avons commencé à lui confectionner une civière de fortune »
« - De combien de temps disposons nous en huile ? » l’interrogeais-je
« - Suffisamment longtemps, nous mourrons de faim avant que nos lanternes ne s’éteignent. »

Nous nous équipâmes, en hydromel et accessoirement en huile de lanterne. Nous nous armions de pelles et de pioches avant de nous enfiler dans le corridor nouvellement créé. Guilin et moi prenions la tête, tandis que Krolin et Bartoin portaient Krolom qui gémissait dans la civière.
Nous avancions dans une grotte, visiblement naturelle, Quelle pouvait être sa taille ?

La journée se fit longue. Je dis journée mais je n’avais aucune idée de la position du soleil dans le ciel. Mon état de fatigue me laissait à penser que le soir devait être proche ou dépassé.
D’après Bartoin, nous avions cheminé plein Sud, information contredite par Guilin, qui lui optait plutôt pour une direction nord-Est. Krolin ne préféra pas donner son avis, et pour cause, il avait autant le sens de l’orientation qu’un poisson rouge aveugle. Krolom à qui la douleur commençait à jouer des tours, n’en n’avait aucune idée, mais opta pour un « on s’enfonce…. » Histoire de donner son avis... Quant à moi, je donnais raison à Bartoin, Nous cheminions plein sud. Excellente nouvelle, Le flanc le plus proche était au sud, nous pouvions espérer trouver une sortie d’ici quelques jours.
Nous décidâmes de nous poser pour cette journée. D’un commun accord nous optâmes pour des tours de garde de deux heures. Je pris le premier (et le plus facile), Bartoin le second, Krolin le Troisième, et enfin Guilin le dernier.

Fort heureusement, la nuit se passa sans incident. De toute façon n’importe qui aurait pu s’approcher de nous sans que le guetteur ne l’entende venir, tant les ronflements des uns et des autres étaient bruyants. Dans cette étrange cacophonie, l’on pouvait parfois entendre Krolom geindre.

Nous reprîmes notre route frais comme de jeunes nicquebriqueux sauteurs. Après quelques heures de marche, un bruit sourd mais persistant se fit entendre à nos oreilles.  De l’eau, le bruit caractéristique d’une chute d’eau. Nous pressâmes le pas.

Alors que nous marchions, le pied gauche de Guilin, écrasa quelque chose de mou. Il s ‘arrêta pour découvrir l’étrange substance aplatie sous sa semelle.
« - De la merde de grifferoche ! » pesta t-il
« - Et du pied gauche… » dis-je d’un air renfrogné en touchant mes tresses… « C’est pas bon….c’est pas bon »

En dépit de cet incident, nous reprîmes notre marche et arrivâmes en haut de la chute d’eau. Depuis notre promontoire, nous surplombions la cascade, certes pas vertigineuse mais haute de presque vingt mètres. (Et vingt mètres c’est haut pour un nain). De l’autre coté du cours d’eau, se trouvait aussi une  plateforme depuis laquelle partait un autre passage. Deux choix s’offraient à nous, Descendre dans la cascade ou traverser le cours d’eau en amont de la chute et rejoindre l’autre coté. Quoi qu’il en soit, il était hors de question que je me mouille. je déteste l’eau.

Un rapide coup d’œil dans l’eau nous fit découvrir que quelques pierres bien placées pourraient nous éviter la grosse trempette. Une heure plus tard, nous avions confectionné un passage à gué.

Guilin fut le premier à emprunter ce passage. Ensuite, ce fut le groupe de Bartoin et Krolin avec la civière qui s’engagea prudemment.
Alors qu’ils avaient atteint le milieu du passage, Guilin leur fit signe de faire Halte. Il réalisa un rapide volte face afin de se présenter de front au passage dans la roche. Sa pelle prête à frapper.

Les secondes passaient, nous étions aux aguets.

cette page fut rédigée, un après midi ensoleillé, sur les rives du Brandevin
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MessageSujet: 4eme page du Manuscrit   20/10/14, 12:37 pm

Je me nomme Thorhom Kazhadred. Thorhom fils de Thoroin, Fils de Thoroïr. Tous de fiers enfants des monts de Fer. Et voici mon histoire

Les secondes passaient, nous étions aux aguets


-«  Guilin, Notre équilibre est précaire » chuchota Bartoin
Guilin, ne répondit pas…
-«  Guilin ... » Insista Bartoin
-«  Chut … » répondit Guilin, mais alors qu’il détournait la tête en direction du gué, un grifferoche énorme fit irruption depuis le corridor. Il chargea et heurta Guilin, en pleine poitrine. Guilin perdit l’équilibre, et tomba lourdement sur le dos. Inerte. Dans la foulée, deux autres grifferoches, d’une taille plus commune, débouchèrent du couloir pour se poster de part et d’autre de la première bête.

Les deux petites Créatures avançaient vers le bord de l’eau, défiant les porteurs de la civière. Krolin, commença à essayer de reculer, mais son mouvement ne fut pas anticipé par Bartoin. Les deux grifferoches continuaient d’avancer, ils étaient au bord du gué. L’un d’eux avança sur la première pierre, il ouvrit une large gueule et poussa un cri de fureur sur Krolin. Ce dernier, surpris par le comportement de la bête, fit un nouveau pas de recul. Sous la pression Bartoin perdit l’équilibre et lâcha la civière. Celle ci se renversa du coté de la cascade, Krolom, à moitié endormi, fut aspiré par les eaux avant de chuter en contrebas. Bartoin aussi était tombé dans l’eau, mais il avait réussi à vaincre le courant et revenait à la nage vers moi, sur la rive opposée.

L’un des deux grifferoches sauta à la gorge de Krolin, Avec un réflexe surprenant, il glissa son avant bras devant lui. La bête referma sa gueule sur son bras. Sous le choc, Krolin tomba assis. Je vis là une occasion de lui prêter main forte. Je courus sur le gué, tout en armant mon bras d’arme, et d’un geste précis, je fis s’abattre la pointe de ma pioche au niveau du poitrail de la créature.  Un « CRAC » se fit entendre à l’impact, certainement quelques cotes qui se brisèrent sous le choc.  La bête relâcha sa morsure, ce qui libéra le bras de Krolin, et fit quelques mètres dans les airs avant de chuter dans la cascade. Je faisais face au second Grifferoche.

Alors que je lui assénais un coup tout en tentant de passer au dessus de Krolin, la créature esquiva mon attaque et réussit à se placer de manière à me menacer sérieusement. J’avais une jambe de chaque coté de Krolin. Je m’attendais à ce que la bête attaque, J’empoignais ma pioche solidement, une main à chaque extrémité du manche et je me tins prêt à recevoir la charge. Je la vis bander les muscles de ses pattes postérieures. Mais juste avant l’assaut, le grifferoche reçu un caillou sur la tête. Ce projectile, lancé par Bartoin depuis  la rive opposée, perturba mon ennemi. Il ne m’en fallait pas moins pour profiter de l’occasion et pour lui flanquer un grand coup de pioche. Dans un mouvement de haut en bas, la pioche pénétra la boire crânienne de la pauvre bête, ressortit sous la mâchoire et vint se planter dans le sol.

«  -Thorhom, Attention !», Hurla Bartoin
Du coin de l’œil je vis le chef de meute se déplacer. J’avais beau tirer sur le manche de la pioche, celle-ci restait désespérément plantée dans le sol. Le gros grifferoche me sauta dessus, je reçus ses pattes antérieures de chaque coté de la tête, j’avais une patte sur chaque épaule, et sa mâchoire claquait à quelques centimètres de mon visage…
«  - Mais tu as une haleine d’orque » lui dis-je

Remarque : Vous noterez le manque de discernement que peut avoir un nain lors d’un combat. Car au moment ou je tins ce discours, je n’avais jamais senti une haleine d’orque. L’avenir sera tout autre..mais cela est une autre histoire.

Son poids pesait lourdement sur mes jambes. Défaillir, c’était mourir. Les quelques secondes  de cette danse macabre me parurent extrêmement longues. Dans un ultime effort, je glissais mes mains sous ses pattes antérieures  pour tenter de la repousser. Je réussis à la décoller de quelques centimètres avant d’entendre un bruit métallique. La tête de la bête se croqua sur la droite, ses yeux louchèrent dans leur orbite.  Guilin, encore un peu engourdi, venait d’abattre sa pelle sur le crâne du monstre.  La créature, hurlant de douleur, prit la poudre d’escampette dans le tunnel.

-«  j’ai eu de la chance de ne pas vous toucher Baraz Tard» me dit-il «  ma vision est encore toute troublée »
Je me laissais choir sur mon séant.

- « Krolom » , hurla Bartoin, « Il faut retrouver Krolom »
- « inutile de le chercher »  répondit froidement Krolin « Il est en bas de la cascade. Son corps s’est brisé sur les rochers »

Nous n’étions plus que quatre.

Cette page fut écrite, de retour a l'auberge du poney fringant ... mais où ai-je perdu Marlène ?
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MessageSujet: page 5 du manuscrit   03/11/14, 01:37 pm

Je me nomme Thorhom Kazhadred. Thorhom fils de Thoroin, Fils de Thoroïr. Tous de fiers enfants des monts de Fer. Et voici mon histoire

Nous n’étions plus que quatre.

Un long silence allait alors s’abattre sur nous, faisant peser sur nos épaules une lourde tristesse. Nous étions là, écrasés par la disparition de notre ami.
En bas la dépouille de Krolom gisait, échouée sur une berge, et à quelques mètres de lui, se trouvait le corps désarticulé du Grifferoche. Un tableau morbide, ultime esquisse de notre rencontre

De longues minutes de silence s’écoulèrent, puis nous  saluâmes une dernière fois notre compagnon et nous nous remîmes en route. Nous suivions le corridor. Celui-ci avait été creusé, rien n’était naturel. Nous marchions en silence, trainant le pas.

Apres plusieurs heures de marche, nous sentîmes un courant d’air frais, Quelle joie que de sentir cette fraicheur s’engouffrer dans ma barbe. Notre pas s’accéléra naturellement et nous marchions vers la fraicheur.

Puis nous vîmes poindre au loin, un tout petit point de lumière. Nous accélérâmes à nouveau. Plus le point grossissait plus nos pas se faisaient rapides… Nous nous primes même a courir sur les dernières mètres. Nous débouchâmes dans une vaste clairière. Sur notre gauche, la rivière de la montagne formait une résurgence, et commençait son long cheminement jusqu'à la mer. Nous nous posâmes, tristes mais heureux, certains que c’était la fin de notre calvaire. Krolin se plaignit à nouveau de son bras, la blessure saignait continuellement et les bords de la plaie étaient maintenant noirâtre. Je ne suis ni shaman, ni guérisseur, mais je savais que cela n’est pas bon signe.

La trajectoire descendante du soleil nous appris que la nuit ne tarderait pas à tomber. Nous décidâmes de rester là.  Krolin, fit le guetteur, Guilin et moi partions chercher du Bois, et Bartoin alla chasser. Alors que nous allumions péniblement un grand feu dans l’espoir de réchauffer nos cœurs encore froids, nous vîmes Bartoin revenir la mine un peu déconfite.
-«  Je n’ai attrapé que ceci » dit-il en levant a bout de bras un pauvre lapereau rachitique. «  Avez-vous déjà chassé a la pelle ? » rajouta t-il.
Nous éclatâmes de rire, sa tête était plus drôle que la précarité de notre situation.
Ce maigre, ce très maigre repas fut l’un des meilleurs de notre vie, même Krolin, esquissa quelques sourires malgré la douleur qui le lancinait. Nous vidames aussi quelques outres hydromel.

Le sommeil, nous rattrapa très vite, l’hydromel aidant, nous glissâmes lentement dans les bras de la dame des rêves.

- « Ahouuuuuuuu »


- Ahoooouuuu »
- «  Des loups !!!! des loups » hurla Krolin, que la douleur empêchait de dormir «  Vous vous êtes endormis comme des ours, sans prendre la moindre précaution » Hurla t-il.

Bartoin, Guilin et moi sautâmes sur nos petites jambes, encore toutes engourdies. Nous étions entourés par une bonne dizaine de loups. Attirés par l’odeur du sang de la plaie de Krolin, les sales bêtes avaient attendu la nuit pour passer à l’assaut.

- « Ahhhhoouuuuuuuuu »

Nous prîmes chacun un bout de bois dans le feu pour nous défendre.

Combien de temps pourrions-nous tenir ?

Cette page fut rédigée, Prés de la ferme des chevaux , au nord de Bree
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MessageSujet: page 6 du manuscrit   13/11/14, 01:46 pm

Je me nomme Thorhom Kazhadred. Thorhom fils de Thoroin, Fils de Thoroïr. Tous de fiers enfants des monts de Fer. Et voici mon histoire

Combien de temps pourrions-nous tenir ?

Nous nous étalâmes sur plusieurs mètres afin de couvrir le maximum de place. Bartoin prit le flanc gauche, Guilin le flanc Droit, et moi le centre.  Derrière nous se trouvait Krolin.

-« C’est de ma faute, c’est à cause de moi si ces bêtes sont ici » ne cessait-il de répéter. «  L’odeur du sang les a attirés »
-«  N’ayez crainte mon ami, nous vous protégerons » répondit calmement Guilin.

Nous poussions de grands cris de guerre, tout en balayant l’air de grands arcs de cercle. Nous pouvions voir dans le noir des dizaines d’yeux, qui nous épiaient. Ces paires d’yeux étaient en permanence en mouvement, certaines allaient à droite, d’autres à gauche, d’autres disparaissaient et d’autres apparaissaient. Ce ballet tantôt rapide, tantôt lent, Tantôt saccadé, tantôt fluide perturbait nos sens. Comment pouvions-nous prévoir la moindre attaque, tout n’était que mouvement.

Puis vint l’assaut……loin d’être désordonné. Les premiers loups chargèrent de front. Instinctivement Guilin et Bartoin resserrèrent les rangs. Nous accueillîmes les loups avec grands moulinets de torches. L’un d’eux s’embrasa en quelques secondes. Fuyant en hurlant il mit le feu à quelques congénères, la clairière s’illumina quelques instants. Nous pûmes constater que nous étions totalement encerclés. Ces torches vivantes qui parcoururent quelques instants les rangs ne mirent pas nos adversaires en déroute.  Les loups continuaient d’affluer sur mon centre, Bartoin gardait son coté, il savait que venir vers moi créerait une brèche dans laquelle s’infiltrerait l’ennemi. …Mais pas Guilin. Et dans un désir de me venir en aide Guilin vint se porter à mes cotés, laissant le flanc droit grand ouvert.

En quelques secondes, des loups, qui étaient restés tapis dans l’ombre, surgirent sur notre droite et fondirent sur Krolin.  
-«  Krolin » Hurla Bartoin, « Ils sont sur Krolin »
-«  En arrière » repondis-je
Si l’un d’entre nous venait à céder sa place pour se porter a la hauteur de Krolin, c’est toute notre ligne de défense qui viendrait a céder.
Krolin, hurlait et tentait de se défendre, avec un seul bras valide. Nous reculions aussi vite que la situation nous le permettait, mais certainement pas assez rapidement pour Krolin. Pas après pas, nous cercle se refermait pour venir en aide à notre ami.

La bataille faisait rage, dans un brouhaha assourdissant. Les loups hurlaient, grognaient, Bartoin et Guilin fustigeaient l’ennemi, et moi je poussais de grand cris afin de détourner leur attention de Krolin.
Nous combattîmes de longues minutes, et quand l’assaut fut terminé, les derniers loups fuirent la queue entre les jambes.  Heureux d’avoir vaincus la meute nous nous retournâmes pour prendre des nouvelles de Krolin.
Il gisait sur le sol, les yeux grands ouverts et la gorge arrachée. Dans le tumulte de la bataille, nous n’avions pas entendu ces derniers «  au secours ».
Nous avions failli à le protéger.

Alors avec nos outils, nous creusâmes le sol, afin d’offrir à notre ami une dernière sépulture. Sur laquelle vous pouvez encore lire ceci

«  Ici repose à jamais Krolin. Fils de Krolir »

Nous n’étions plus que trois.

Cette histoire fut rédigée en meluinen - une bière à la main en mémoire de mon ami
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MessageSujet: page 7 du manuscrit   27/11/14, 08:04 am

Je me nomme Thorhom Kazhadred. Thorhom fils de Thoroin, Fils de Thoroïr. Tous de fiers enfants des monts de Fer. Et voici mon histoire

Nous n’étions plus que trois.

Nous reprîmes la route en direction du L’ouest. L’est nous paraissait peu engageant.

Nous errâmes longuement, marchant pesamment, sans mots dire.

La fin de l’après midi approchait lorsqu’au loin nous entendîmes une voix légère. Probablement celle d’un hobbit. Il chantait. Nous ne comprenions pas les paroles, mais l’air était joyeux.

Un peu de gaieté ne nous ferait pas de mal, nous marchâmes en direction du chanteur.

Ce hobbit, d’âge mur, était vêtu d’un pantalon rayé bleu et rouge, d’une chemise jaune, et d’un couvre chef bleu orné d’une toute petite plume. Il allait pieds nus et tenait dans sa main gauche un panier en osier dans lequel étaient rangés des champignons.

Il s’arrêta en nous voyant arriver, nous regarda quelques instants et sourit. Tout en lui semblait n’être que joie et plaisir… Nous qui venions de perdre deux des nôtres, nous qui venions de braver le cœur de la montagne, nous qui venions de vaincre les loups… Nous nous laissâmes envahir par cette douce rencontre.


« Bien le bonjour. Maitres nains… »
« Bonjour Ami », lui répondis-je

« Vous en faites une drôle de tête… vous avez traversé les enfers ? »
« Pire que ca ! », lâcha Bartoin sèchement.
Cette réponse abrupte claqua comme une gifle sur le faciès du hobbit, sa mine passa du large sourire au visage fermé.
« Excusez Maître Bartoin » précisa Guilin, « Nous venons de perdre deux de nos compagnons, nos cœurs sont lourds de tristesse et nos corps meurtris par la fatigue »

Le sieur Hobbit, s’inclina humblement
«  Je me nomme Péladoc, Péladoc Préfleuri, je suis venu ici chercher des champignons pour ma famille. Mon panier est suffisamment bien garni pour nourrir trois estomacs de nains affamés. Alors mes seigneurs, joignez-vous à Péladoc, venez saluer sa Dame et sa fille. je vous promets que ce soir, vos cœurs seront plus légers et vos estomacs bien garnis »

Nous nous regardâmes, aucun de nous n’avait le désir de le suivre pour festoyer, mais nous avions encore moins l'envie de le voir partir sans nous. Nous acquiesçâmes.

Il prit de suite les devants… après plusieurs minutes de silence, il se mit a chanter et à faire de petits pas de danse tout en marchant.

« Allez mes amis, suivez Péladoc Préfleuri.
Ce soir, d’omelette et de champignons,
Vos estomacs de nain seront remplis
Et nous boirons en souvenir de vos compagnons »

« Péladoc vous présentera sa femme Aubépine
Car en elle ne respire que douceur,
Et puis vous verrez sa fille, jolie et coquine,
Car elle porte bien son nom la Jolyfleur »

« Allez mes amis, suivez Péladoc Préfleuri.
Rapprochons-nous  de quelques pas vers la Comté.
Mangeons, buvons et dansons dans mon logis,
Et demain, la tristesse vous aura quittée »

Puis il éclata de rire…tout seul.

Nous nous regardâmes à nouveau, interloqués et amusés. je crus voir un petit sourire sur le visage de Bartoin. J’emboitais le pas au hobbit chanteur. Mes amis me suivirent.

Les hobbits sont vraiment surprenants.

cette page fut rédigée avec mon ami Peladoc en buvant une bière épicée de la Comté
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Thorhom
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MessageSujet: Page 8 du manuscript   17/12/14, 02:12 pm

Je me nomme Thorhom Kazhadred. Thorhom fils de Thoroin, Fils de Thoroïr. Tous de fiers enfants des monts de Fer. Et voici mon histoire

Ah…les hobbits sont vraiment surprenants.

Après quelques heures de marche au gré des chants de Maître Peladoc, nous arrivâmes à son «  trou ». car c’est ainsi qu’il nommait sa demeure..

Un toit en herbe, une porte ronde, des fenêtres rondes, tout n’était qu’arrondi et fluidité des formes… Je fus choqué par tant de légèreté architecturale.. mais où étaient les angles droits et les dispositions rectilignes ? pas même de colonnes imposant la puissance, point de métal ou de pierre pour rigidifier la bâtisse… Cette demeure n’était point conçue dans les règles de l’art.

Mais c’est en entrant que je fus le plus surpris… c’était un intérieur coquet et chaleureux, les murs étaient recouverts de bois. Quelques cimaises couraient le long des parois et coupaient le mur en deux. Les parties hautes étaient peintes de couleur pastelle et la partie basse était composée de panneaux de bois moulurés et recouverts d’une vernis plutôt foncé.  J’avais beau chercher, je ne  vis pas la moindre rune de protection … et ces moulures.. pffff... Point de thème, pas même une fresque narrant quelques glorieuses batailles …. Juste un petit galbe qui ne rappelait rien …c’était un intérieur étrange… et pourtant je m’y sentais bien…

A peine entré, Maitre Péladoc appela sa femme et sa fille.
Nous vîmes accourir sur nous deux Hobbittes à l’air jovial. Elles nous accueillirent comme si nous étions des amis de toujours.  

-«  Maitres nains, voici Aubépine… mon épouse » dit Péladoc en désignant sa femme. La dame s’inclina devant nous.. Nous lui rendîmes cette salutation
-«  Et voici Jolyfleur » notre Fille unique.
Le jeune damoiselle, ne s’inclina pas, mais elle nous fit un grand coucou de la main d’un air amusé. Elle sautillait sur place….

Dame Aubépine, nous invita à nous rafraichir, elle avait mis à notre disposition une grande bassine de cuivre. L’eau était chaude et parfumée de senteurs de rose et lilas.

Au risque de vous surprendre, ami lecteur, je n’ai pas demandé mon reste pour me glisser dans ce bain

Soudain, Un coup sec me sortit de ma torpeur. Dans la douce tiédeur de ce bain je m’étais assoupi… Ce coup provenait de la porte de la chambre d’eau.
-«  Maitre Thorhom, nos  hôtes s’inquiètent de ne pas vous voir revenir » dit Bartoin « Vous vous êtes endormi dans l’eau ??? »

«  Ah..heu …Endormi dans l’eau ?? moi !!! voyons Bartoin… pour qui me prenez vous ??? je profitais de ces longues minutes de calme pour tremper mes pieds et  réfléchir » lâchais-je avec un peu de mauvaise foi ….

« Mais Bien ... sûr, Thorhom…suis-je bête ?  » repondit-il … imitant à son tour ma mauvaise foi

Je m’habillais promptement pour rejoindre nos chers hobbits.

Nous mangeâmes, bûmes et échangeâmes longuement sur notre histoire…. Maitre Peledoc avait raison…nos cœurs étaient légers…

Puis au fil de la soirée, nos esprits devinrent sereins, Nous chantâmes même quelques refrains de chansons d’ici et d’ailleurs…

La jeune Jolyfleur posait beaucoup de questions sur la vie en dehors de la Comté.

Nous parlâmes longtemps, elle et moi. Et plus je lui expliquais le monde extérieur avec tous ses risques et plus j’avais l’impression de lui donner l’envie de partir voyager. Quand je lui parlais des griffesroches énormes ou des vers géants aux mandibules tranchantes que l’on pouvait trouver dans nos mines, elle écarquillait de grands yeux plein de curiosité. elle ponctuait  mes phrases de «  woooh » parfois des «  ahhhh » ou des « hhiiiiii ». Mais rien ne pouvait lui faire quitter son petit air jovial.

L’on pouvait sentir en elle, le désir d’aventures et de découverte.

Cette page fut rédigée au pied de la statue du carrefour du Hauts Roi en Evendim
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Thorhom
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MessageSujet: Page 9 du manuscrit   14/01/15, 10:22 am

Je me nomme Thorhom Kazhadred. Thorhom fils de Thoroin, Fils de Thoroïr. Tous de fiers enfants des monts de Fer. Et voici mon histoire

L’on pouvait sentir en elle, le désir d’aventure, de découverte.

La petite jolyfleur était curieuse…plus je répondais, et plus elle me posait des questions.
Bientôt mes compères partirent se coucher. Dame Aubépine, sommeillait sur sa chaise, sa respiration était ponctuée de petits ronflements, parfois elle poussait de petits « humm » ou «  miam » tout en mâchouillant un aliment purement imaginaire… elle devait probablement rêver de tourtes aux champignons ou de muffins a la Myrtille ?

Péladoc demanda gentiment à sa fille de se retirer. Dame Aubépine, réveillée par le départ de sa fille,  nous quitta pour rejoindre son lit.

Une fois seuls, il me tendit un paquet d’herbe, ainsi qu’une pipe finement ciselée.
« Je la cultive moi-même » Dit-il.
«  Merci Péladoc »

Puis sans rompre le silence, nous fumâmes, de longues minutes.

« Elle va partir …..» lui dis-je
«  Je sais »  me répondit-il calmement. « Ainsi va la vie, maître nain, je ne puis garder ma fille éternellement sous mon toit. »
«  Elle rêve d’aventures, Le monde extérieur n’est pas fait pour les rêveurs, j’ai perdu deux de mes amis cette semaine »
«  Et de quel droit pourrais-je briser les rêves de ma propre fille ? Vous savez, Maître Thorhom … Plutôt que de vous plaindre d’avoir perdu deux amis…réjouissez-vous de les avoir connus, Délectez-vous des souvenirs que vous avez d’eux et félicitez-vous de les avoir aimés comme des frères. »

Tout était dit… que pouvais-je répondre à cette franche vérité…

«  D’ici quelques jours, vous allez partir, et votre route sera différente de celle de vos deux compères » continua t-il.
« Mais que voulez-vous dire ? Je ne vais pas partir sans mes amis ! »
«  Vos amis aussi partiront, mais vos routes vont diverger »

Il se leva, posa la main sur mon épaule et me chuchota a l’oreille.

«  Maitre Thorhom, Ma fille et vous êtes pareils …pas eux. »

Puis il quitta la pièce, me laissant seul à méditer ses mots ..


Après quelques jours passés auprès de Maitre Peladoc, mes compères et moi-même décidâmes de reprendre la route en direction des nôtres. Il nous fallait partir, d’autant qu’avec les 3 repas journaliers ponctués des traditionnelles collations, nos habits commençaient à devenir étroits. Les deux premiers boutons de la culotte de Bartoin avaient déjà cédé sous la pression.

Dame Aubépine nous prépara deux ou trois petites choses, comme elle avait précisé. En réalité, cela permettait de tenir une bonne semaine en prenant une bonne demi-douzaine de repas par jour.

Nous remerciâmes maitre Péladoc pour son hospitalité, saluâmes Dame Aubépine et  nous quittâmes le trou de nos amis Hobbits sans voir la jeune Jolyfleur... Nous entamâmes notre marche de retour. Avec …gravés au fond de nos cœurs, les visages, la simplicité et l’amitié de nos nouveaux amis.

Au détour du chemin, nous entendîmes héler nos noms depuis les hauteurs d’un pommier, la jeune Jolyfleur était grimpée dedans et attendait notre passage. Nous la saluâmes. Elle nous rendit notre « au revoir » avec un sourire forcé et des yeux humides. Nous lui tournâmes le dos  (Nous aussi, nous avions le cœur gros) et nous reprîmes le chemin.

Durant les premières heures de marche je ne pouvais extirper de mon esprit les paroles de Maitre Péladoc . Je l’entendais sans cesse me répéter «  Maitre Thorhom, Ma fille et vous  êtes pareils …pas eux. ».

Et J’avais l’étrange sentiment que ma route allait de nouveau croiser Jolyfleur…

Cette page fut refigée a la taverne du palais de Thorin. L'esprit triste, mais plein d'espoir pour l'avenir
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MessageSujet: Page 10 du manuscrit   03/02/15, 01:58 pm

Je me nomme Thorhom Kazhadred. Thorhom fils de Thoroin, Fils de Thoroïr. Tous de fiers enfants des monts de Fer. Et voici mon histoire

Et J’avais pourtant l’étrange sentiment que ma route allait à nouveau croiser Jolyfleur…

Nous cheminâmes plusieurs jours. Chantant et marchant bon train en direction des montagnes.

Un soir, nous fîmes un arrêt à un carrefour en forme de patte d’oie
- «  Demain, nous prendrons la route de droite,  qui nous mènera un peu plus près de chez nous. » précisa Maitre Bartoin
- « Elle, celle de gauche », répondis-je «  Où mène t-elle ? »
- «  Celle de gauche…hum…elle devrait mener vers les Montagnes Bleues et un peu plus au sud, en Ered Luin, mais ce n’est point notre route »  précisa t-il.
- « L’Ered Luin ?» répétais-je lentement.
- «  Oui ! la Porte de Thorin, La rivière Lhun et les Havres Gris, repère des elfes… »

Nous nous éloignâmes de quelques dizaines de pas de la route, afin de nous tenir éloignés de tous passages et posâmes nos sacs sur l’herbe fraiche. Chacun notre tour, nous envisageâmes de prendre un tour de garde… … Allongés sur le dos, la tête sur le sac, je me mis à réfléchir….

Partir à droite, rentrer à la maison et continuer à chercher des minerais, ou partir à gauche en Ered Luin et voir le palais de Thorin ?

Les quelques aventures vécues depuis l’accident de la mine m’avaient certes marqués mais je m’étais aussi découvert un étrange gout pour le risque et le combat…  

- Suis-je fais pour une vie d’aventures ?
- Sans aventures, aurais-je rencontré Maitre Péladoc ?
- Si je pars à gauche, pourrais-je un jour revoir les miens ?
- Ce que l’on dit sur les Peuples Libres est-il vrai ? Sommes-nous réellement en danger ?
- Une armée se lève t-elle vraiment à l’est pour répandre la noirceur du Mordor ?

Toutes ces questions et bien d’autres fusaient et accaparaient mon esprit.

Je doute avoir un réel rôle dans tout cela...Mais si je pouvais, ne serait-ce, qu’influencer un petit peu le cours des choses… Le petit-pas d’un nain pour contribuer à une grande enjambée des peuples Libres…

Cette nuit là, je ne dormis pas.

Au petit matin, j’avais les traits tirés. Nous prîmes notre petit déjeuner…je restais silencieux. Ma décision était prise.
Nous enfilâmes nos capes de marche et mîmes nos sacs à dos sur nos épaules…
De quelques coups de pied, je recouvris les cendres de notre feu.

Nous revînmes sur le chemin en direction de la croisée des routes.

Mes amis avaient pris la tête et marchaient bon train, j’avançais lentement et je n’arriverais pas à décrocher mes yeux de mes chausses… imperceptiblement mes pas ralentirent, jusqu'à devenir très lents pour enfin s’arrêter.

Après quelques secondes, Bartoin découvrit que je ne les suivais plus…
- «  Un problème Maître Thorhom ? «  demanda t-il.

Long silence

- «  Maître Thorhom !! Un problème ?», insista t-il ?
- «  aucun » répondis-je faussement, «  enfin si … » finissais-je par lâcher
- «  Quel est–il ? Mon ami »  Maitre Guilin me regardait interloqué tout en lançant de furtifs regards à Bartoin

Comment leur dire ?

- «  Mes frères, nous avons vécu de biens cruelles aventures ces derniers jours, nous avons fait aussi de belles rencontres et nous avons entendu d’étranges rumeurs chez Maitre Péladoc … » commençais-je.
- «  Et ? » Questionna Bartoin

- « Et….. » je levai difficilement mon regard vers mes deux amis… «  Et je ne puis continuer ce chemin avec vous … »

Cette page fut rédigée au camps des rôdeurs du nord..en Evendim. le regard braqué vers le lac et heureux d'avoir fait le bon choix.
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MessageSujet: page 11 du manuscrit   02/03/15, 01:30 pm

Je me nomme Thorhom Kazhadred. Thorhom fils de Thoroin, Fils de Thoroïr. Tous de fiers enfants des monts de Fer. Et voici mon histoire

- Je levai difficilement mon regard vers mes deux amis… « ... et je ne puis continuer ce chemin avec vous »

- «  Ah..enfin ! » lâcha Bartoin « Nous nous demandions quand est-ce que vous alliez nous le dire. » compléta –t il avec un petit sourire..
- «  Et oui, mon ami ! » renchérit alors Guilin «  Nous nous doutions bien que vous ne rentreriez pas avec nous. »
- «  Vous…vous…vous voulez dire que vous saviez que je ne vous suivrai pas ? »
- «  Oui, depuis vos échanges avec Péladoc ….» commença Bartoin.
- «  …et votre longue nuit blanche à réfléchir en fumant son herbe à pipe. » compléta Guilin.
- «  Mais, ce n’est guère possible ? » dis-je «  Vous dormiez, on pouvait vous entendre ronfler sur plusieurs lieux à la ronde ! »
- «  Oui, nous…, nous dormions… n’est-ce pas Maitre Guilin ?»
- « Nous…oui !! Mais…. de petits yeux guettaient et de petites oreilles trainaient…. »
-
Je compris immédiatement.

- « Oh…. la coquine !!!! » Mes deux compères éclatèrent de rire.
- « Elle a le pas léger comme le vent, plus agile qu’un chat des prairies et l’ouïe aussi fine que les chasseurs elfes. » me dit Bartoin.

Je n’en croyais pas mes oreilles.

- «  Et la petite espionne vous a tout raconté ? »
- «  Vouiiii …. Tout….» ricana Bartoin «  enfin, nous l’avions quelque peu missionnée. »

Puis, ils reprirent un air beaucoup plus solennel.

- «  Maître Thorhom, tous les nains ne sont pas des guerriers et des héros … et fort heureusement, tous les héros ne sont pas des nains… Vous faites partie de ceux qui sont taillés pour l’aventure…. Pas nous… Maître Péladoc avait raison »
- « Mais… je…. »
- «  N’ayez crainte mon ami, vous serez à jamais dans nos cœurs, l’avenir est sombre pour les Peuples Libres, nous autres n’avons pas le courage de partir… Mais vous…, vous avez cette force… Alors prenez la route, rencontrez de nouveaux amis, terrassez maintes forces obscures. Qui sait, un jour…, nos chemins se croiseront peut être à nouveau ?»
- «  Baraz Tard, mon frère, » repris Guilin « prenez cette dague, c’est tout ce qu’il me reste. Elle vous sera plus utile qu’à moi ».
- «  Merci » répondis-je.
- «  Maintenant, il vous faut prendre la route, suivez ce chemin pendant quelques jours et vous arriverez en Ered Luin. Nos frères y sont installés. Puis vers l’ouest, vous trouverez le dernier bastion nain, Gondamnon, et après…. Je ne puis vous renseigner… cela dépasse mes connaissances »
- «  Au revoir mes frères » dis-je en me retournant.

Et c’est le cœur étrangement léger que je pris le chemin qui partait en direction de l’Ered Luin… Le lourd fardeau qui étreignait ma poitrine depuis notre départ de la demeure de Maître Péladoc se dissipa presque instantanément.

Je ramassai sur le coté de la route une veille branche de chêne afin quelle me serve de  canne… et je me lançai à l’aventure avec en tête cette chanson naine du Mont solitaire.

« Au-delà des montagnes embrumées,
Non loin des sombres cavernes du passé,
Dans l'aube bleutée
Il faut aller
En quête de l'or
Pâle et enchanté.

Les pins rugissaient,
Hauts et fiers.
Les vents gémissaient
Dans la nuit d'hiver.
Rouge le feu
Sur mille lieues
Flambaient les arbres,
Torches de lumière »


J’ignore si mes frères m’ont regardé partir ou s’ils ont pris eux aussi la route.

Je ne me suis jamais retourné….

Cette page fut rédigée - Auprès d'un bon feu dans le demeure de Maitre Elrond.
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Thorhom
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MessageSujet: page 12 du recit   09/04/15, 01:37 pm

Je me nomme Thorhom Kazhadred. Thorhom fils de Thoroin, Fils de Thoroïr. Tous de fiers enfants des monts de Fer. Et voici mon histoire

Je ne me suis jamais retourné….

J’ai donc poursuivi mon chemin en direction de l’Ered Luin.

Les premières nuits furent particulièrement difficiles. Il n’est point aisé de se reposer sereinement lorsque vous êtes seul dans la nature… Le moindre bruit vous fait sursauter. Personne pour recharger le feu… bref vous vous réveillez mal fichu, endolori, fatigué et tout humide de rosée…  je me suis même surpris à discuter avec un petit hérisson qui tentait de rentrer dans mon sac à dos pour s’y mettre à l’abri.

Le matin du quatrième jour, il se mit à pleuvoir… Je commençais à me demander si mon idée était finalement si bonne. J’en venais à regretter les mines….

Ce même soir, j’eus la chance de trouver une taverne sur le bord de ma route.  L’auberge du daim rôti… Rien qu’en lisant le nom, je sentis mon estomac gargouiller. Il s’échappait de la cheminée une douce odeur de nourriture cuite au feu de bois… Des petites fenêtres se répandaient des chauds reflets de lumières, douces langues lumineuses qui m’invitaient à entrer dans la bâtisse pour y prendre un moment de repos…

Je vis aussi quelques chevaux et poneys, qui étaient dans un bâtiment annexe devant servir d’écurie. La présence de ces montures confirmait la possibilité de rencontrer quelques voyageurs. Bien que n’étant pas très bavard, ni très enclin a tailler la bavette avec n’importe qui,  je vous avoue, chers lecteurs, que ce soir là, j’avais même imaginé être capable de  m’entretenir avec un elfe…. C’est vous dire, si la solitude commençait à me peser.

Alors que je me rapprochais du perron, j’aperçus la porte d’entrée s’ouvrir rapidement. Je vis un individu de grande taille être éjecté par l’ouverture de la porte et venir s’écraser, tête la première dans la boue, a quelques mètres de moi. Des rires gras se firent d’entendre depuis l’intérieur du bâtiment suivi du claquement sec. Le bruit caractéristique d’une porte qui se ferme.

Le grand machin releva la tête et constata que j’avais le regard braqué sur lui. Alors même que je m’apprêtais à m’approcher afin de lui venir en aide, il éructa cette étrange phrase …

-«  Hips !! ..Et pouffe toi…espèce eud’nabot… ‘carte toi d’mon ..burp..chemin ou che t’éclate »

Je  m’approchais un peu plus de l’énigmatique ivrogne qui n’avait, semble t-il, aucune envie de se relever.
« - He..Hips…che t’ai demmmmandé d’eut pouché...t’eu veux vraiment avoir affaire…. »

Je fis une grande enjambée afin de poser délicatement mon pied droit sur sa nuque… Les bruits de succions qui s’en suivirent me firent alors savourer mon geste, je venais de lui écraser sa face porcine dans la boue…. Méthode radicale…mais efficace pour le faire taire.

Je continuais mon chemin jusqu'à la porte…

Au fur et à mesure que je me rapprochais, je pouvais entendre des rires, des chants et de la musique. Je sentis mon cœur battre, qu’allais-je découvrir ?  Je poussais la porte.

L’ambiance était sombre, un léger nuage de fumée flottait dans l’air. Une odeur d’herbe à pipe de médiocre qualité vint me chatouiller les narines. Je restais sur la pas de la porte à étudier les lieux… Quelques secondes plus tard, un lourd silence pesant se fit sentir, la musique avait cessé, les brouhahas s’étaient tus, et de nombreux regards se posaient sur moi…

De derrière le comptoir, une grande femme…et grosse aussi … se montra.

-«  Bonjour, messire nain et Bienvenue »
- «  Ma Dame » je m’inclinais…
-«  Prenez-vous une table...j’arrive… »
J’acquiesçais, d’un hochement de tête et je me mis à chercher du regard une table libre.  

A peine avais-je fais quelques pas en direction de la table repérée que toutes les sonorités reprirent leur cours…

Je posais mon séant sur un tabouret, et je m’attablais à une table trop haute pour moi, j’avais les aisselles qui reposaient sur le plateau et les jambes qui balançaient dans le vide… Discrètement, je glissais mon sac à dos entre moi et la chaise, ce qui me permit de gagner quelques centimètres…

La grosse dame vint me revoir. Elle sentait la friture et avait l’haleine d’un orque … mais comment peut-on cumuler autant de défauts sur un seule personne ?

-«  Excusez-nous, petit monsieur, notre ameublement n’est pas fait pour les nains » dit elle en regardant mon sac a dos écrasé sous mes fesses.  Elle m’offrit alors un large sourire édenté ….  

-«  Alors..euh..oui… ce n’est pas grave, je prendrais une bière et un repas chaud ! » Il me fallait, vite, entamer la conversation afin de lui faire cesser ce sourire disgracieux… Elle me faisait un peu peur…

« Bien mon petit monsieur »….

Après quelques minutes, un bon repas chaud était délicatement déposé sur ma table…

Sans demander mon reste, j’ai commencé à dévorer ce repas …mais….

Je mangeais et j’avais en même temps l’impression d ‘être épié…

Cette page fut rédigée Dans le camp D'Echad candelleth - region du Tal buinen de la trouée de trolls
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Thorhom
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MessageSujet: page 13 du manuscrit   04/05/15, 01:15 pm

Je me nomme Thorhom Kazhadred. Thorhom fils de Thoroin, Fils de Thoroïr. Tous de fiers enfants des monts de Fer. Et voici mon histoire

Je mangeais et j’avais en même temps l’impression d ‘être épié…

Mon ressenti fut vite confirmé. A quelques tables, dans la pénombre, était assis un individu. Sans apercevoir son visage je pouvais sentir son regard posé sur moi. Un regard lourd et pesant qui ne cessait  de me fixer…

Je décidais de finir mon assiette, calmement, tout en scrutant autour de moi, afin de repérer et de mémoriser chaque élément du décor qui m’entourait. En cas de rixe, chaque petit détail peut vous sauver la vie.

L’individu était là, immobile, impassible, imperturbable. Et toujours cette sensation d’être épié et dévisagé.
Je commandais une seconde bière… L’aubergiste vint me l’apporter et se positionna juste entre moi et l’étrange inconnu… m’obstruant complètement mon champ de vision.
« Mais quelle Gourde » pensais-je  !!!

Une fois la bière servie, la grosse dame s’en fut et… là… l’individu avait disparu… il ne restait qu’une chaise vide….

Je pestais intérieurement contre la serveuse. Je déteste ne pas avoir le contrôle d’une situation. Je pouvais sentir mes palpitations cardiaques augmenter. Je glissais  discrètement la main sur ma dague…

Mais doigts touchèrent la ceinture, effleurèrent mon haubert mais ne trouvèrent point ma lame. Mon arme n’était plus attachée à ma ceinture. Mais qu’en avais-je fait ? Et ces satanées pulsations qui augmentaient et m’oppressaient maintenant la poitrine.

Mais où avais-je mis ma dague et où était donc passé ce foutu personnage ?

Les deux réponses ne se firent pas attendre, car le filou prit place devant moi en tenant ma dague de sa main gauche.  Sa main droite était, quant à elle, posée sur la garde d’une épée finement ouvragée. Je fus surpris par la grâce qu’il dégageait lors  son déplacement

-«  Vous n’avez pas l’habitude de voyager … Maitre nain…. Ni même l’habitude des grandes gens » dit alors une douce voix féminine. Sa capuche déployée m’empêchait toujours d’apercevoir le visage de mon interlocutrice…
«   En effet .. non…. » Répondis-je d’un ton bourru.
«  Cela se voit autant que votre barbe rouge et tenez.. » dit-elle en me tendant mon arme. « Reprenez votre dangereuse lame…. » . Je pus sentir un soupçon d’ironie dans sa dernière phrase.

Après m’avoir restitué ma dague, la femme replia sa capuche sur ses épaules… C’était une elfe… Je le vis de suite à la forme pointue de ses oreilles.
Elle avait le visage fin et long. Il semblait avoir été ciselé dans un marbre trop dur tant sa peau semblait lisse et douce comme si les burins n’avaient pu entailler la matière. Ses yeux étaient d’un bleu profond et sa chevelure était d’un noir de jais.  Tout en elle était l’opposé de nos belles et plantureuses femmes naines, aux traits burinés, à la pilosité....

« Que me voulez vous ? »   demandais-je.
«  écoutez-moi …. » dit-elle…
«  …Que je vous écoute… vous me scrutez longuement, vous me dérobez ma dague et vous voulez que… »
« …que vous vous taisiez »  coupa t-elle…
Cette remarque me laissa bouche bée…
La dame profita de cet instant de  stupéfaction de ma part pour reprendre.

« Nos peuples ont besoin l’un de l’autre. Elladan et Elrohir, les fils jumeaux d’Elrond  de la maison de Fondcombe, sont actuellement au palais de Thorin en Ered Luin. Ils ont demandé une entrevue.  Vous allez passer la nuit ici, et reprendre la route dès demain. Continuez sur ce chemin, d’ici deux jours vous devriez rencontrer la route qui mène au palais de Thorin. »

« Pourquoi me dites-vous cela ? Je n’ai que faire des nouvelles colportées par une elfe et encore moins des ordres qu’elle ose me donner  » dis-je sèchement.

«  La peste soit des nains et de leur fierté. On m’avait prévenu que vous étiez aussi têtus que les chèvres que vous chevauchez… Oubliez les querelles du passé.  L’avenir s’assombrit….. »
Elle marqua un léger silence avant de rajouter.

« ….. Les peuples Libres doivent s’unir ou disparaître…. »

Cette page fut rédigée à Aughaire, En Angmar... mais comment font-ils pour vivre dans une région aussi étrange ?
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MessageSujet: Page 14 du Manuscrit .   29/05/15, 04:02 pm

Je me nomme Thorhom Kazhadred. Thorhom fils de Thoroin, Fils de Thoroïr. Tous de fiers enfants des monts de Fer. Et voici mon histoire

« ….. Les peuples Libres doivent s’unir ou disparaître…. »

Ces mots claquèrent dans mon  esprit comme  le ferait un fouet sur le dos d’un grifferoche… Les peuples libres doivent s’unir ou disparaitre.

« - Maitre Thorhom ….» me rappela t-elle à l’ordre.
«  - Mais comment connaissez-vous mon nom ? »
« - Maitre Thorhom » renchérit-elle. « Je sais maintes choses sur vous. Et je sais aussi que vous aurez probablement un rôle à jouer dans le combat qui va s’engager. »
« - Et que pourrait faire un mineur, fils d’un forgeron des monts du Fer ?» répondis-je en ironisant quelque peu…

«  Mais vous ne serez pas seul ! » … elle avait décidément réponse a tout, mais qui pouvait-elle être ?
«  Vous allez rencontrer des petits compagnons, ils vous seront fidèles et vous leur prodiguerez protection derrière votre écu.»  Les elfes ont un bien étrange sens de l’humour, protéger des inconnus derrière un écu que je ne possède point...
«  Ensemble… TOUS ensemble….. » insista-t-elle, « Vous serez amené à réaliser de grandes choses. D’ailleurs, il me semble que  vous avez déjà rencontré un de ces petits compagnons…»

J’avais du mal à comprendre le fond de sa pensée… Ses phrases virevoltaient dans mon esprit comme les flocons de neige lors des nuits d’hiver dans les Monts du Fer. Que voulait-elle dire ? De grandes choses avec de petits compagnons que je devais déjà avoir rencontrés ?
Houlala…. Je n’aurais pas dû prendre une deuxième bière.

« Suivez-moi, maitre Thorhom …»

L’elfe se leva avec une rapidité et une fluidité déconcertante. Elle se dirigea vers un escalier et grimpa à l’étage où devaient probablement se trouver les chambres.
Derrière, je suivais, plus difficilement. Les marches étaient hautes, rien n’était dimensionné pour les nains dans cette bâtisse.

Le Dame m’attendait devant une porte. Elle ferma les yeux, posa sa main sur la serrure et récita tout bas quelques étranges paroles.  
Quelques secondes plus tard, elle rouvrit les yeux et me dit :
« Voila, le sceau de protection est levé »
Elle ouvrit la porte et entra dans la pièce. Cette chambre était dénuée de tout confort, un lit était disposé dans un coin  et de l’autre coté, une simple table sur laquelle étaient disposés quelques objets. Même ce confort spartiate serait le bienvenu en ce moment…

«  Maitre Thorhom , j’ai préparé sur cette table une partie de votre équipement. En l’acceptant, vous devrez protéger chacun de vos compagnons, Vous serez leur ultime rempart. Vous deviendrez leur gardien.  »
Sur la table, je pouvais voir un écu, une hache et un heaume rouge et or surmonté de deux cornes.

Long Silence (pesant à priori)

«  Maitre Thorhom ????  Vous pouvez dire quelque chose ? Vous êtes là, à me regarder les yeux écarquillés et la bouche ouverte ! »
Je fermais aussitôt ma bouche, et repris un air sérieux en me raclant la gorge.
« Hum…. Bien sûr que je peux dire quelques chose…. mais…. là…. euh….. sauf que…. Je ne sais pas quoi vous dire !!! »

Elle prit l’arme et me la tendit.
« Voici votre hache, puissiez-vous terrasser les ennemis des peuples libres ! »
Je fis faire quelques moulinets à la hache.
«Ah…oui…» dit-elle «  Il vous faudra certainement vous trouver un mentor afin d’en assimiler toutes les finesses ».

Puis elle attrapa le heaume et me l’enfila solennellement en se penchant doucement sur moi… Quelle étrange sensation que celle d’avoir la tête engoncée dans une boite métallique. Je me sentais tout étriqué. Je portais mes mains à mon visage, je sentis que mes tresses ressortaient des orifices de ce casque comme si d’énormes chenilles poilus rampaient dessus. La Dame dut voir à mon visage que quelque chose me dérangeait.
Elle m’offrit alors un très joli sourire

«  Et bien… » dit-elle « Voila un guerrier dont il faudra se méfier ! En attendant, je pense que vous devriez vous rapprocher d’un ferronnier afin de retoucher quelque peu ce casque pour qu’il épouse mieux votre………. pilosité. »

Elle se redressa, se tourna vers la table, pris l’écu et me le tendit.
«  Voici votre écu, maitre Thorhom, Puissiez-vous dévier de nombreux coups et sauvez moult vies !
Je le pris à deux mains, belle face vers le haut. Il était rouge, bordé d’or, comme le casque. Il ne portait aucun coup, aucune égratignure. Je fus surpris par sa légèreté.
-«  C’est un bouclier léger de manufacture elfique » lâcha la Dame. «  Idéal pour apprendre le maniement de cet équipement, et, par la suite, vous pourrez en porter un beaucoup plus lourd. Un, comme seuls les manufacturiers nains savent en fabriquer. »

Je l’enfilais alors sur mon bras gauche. J’eus un peu de mal à passer mon bras dans les sangles. Mais voulant faire plaisir à la dame.. j’insistais… et je parvins par y arriver

«  Maitre Nain ? »
«  oui ? » répondis-je fièrement.
«  L’écu » dit-elle en rigolant , «  il  se porte dans l’autre sens, vous l’avez enfilé tête bêche.»
«  Ah oui ! bien sur ! » Je fis faire demi tour à mon bouclier. Étrangement, dans cette nouvelle configuration, mon bras gauche s’enfila aisément.

Après un petit sourire, La Belle elfe reprit un air grave.
« Maitre Thorhom, j’ai réservé cette chambre pour vous. Je dois partir. Alors, reposez vous…. Et soyez certains que nos chemins se croiseront à nouveau.. »

Elle se dirigea alors vers la porte de la chambre.

« A bientôt..Maître Thorhom. »
« Ma Dame … » l’interpellais-je « J’ai une dernière chose à vous demander. »
« Allez-y …maitre nain. »
« Pourrais-je avoir l’immense privilège de connaître le nom de ma bienfaitrice ? »

Elle posa la main sur la poignée de la porte,  l’actionna, ouvrit le vantail, s’engagea dans l’ouverture et s’arrêta.  La belle Elfe tourna la tête afin de me regarder par-dessus son épaule.

«  Les miens m’appellent Undomiel…. Les vôtres me nomment Arwen. »

Cette page fut rédigée au repos depuis chez moi - j'ai mis un petit lutrin portatif dans mon lit....
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Thorhom
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MessageSujet: page 15 du manuscrit   07/08/15, 03:35 pm

Je me nomme Thorhom Kazhadred. Thorhom fils de Thoroin, Fils de Thoroïr. Tous de fiers enfants des monts de Fer. Et voici mon histoire

«  Les miens m’appellent Undomiel…. Les vôtres me nomment Arwen » .

Puis elle ferma la porte.

Je dus rester de longues minutes, avec mon heaume sur le nez et mon écu au bras, la bouche béante à regarder la porte de ma chambre. C’est la douleur musculaire engendrée par le poids du bouclier qui me rappela à l’ordre et me fit recouvrer mes esprits.

Je remis mon nouvel équipement sur la table aussi délicatement que possible. Je ne voulais point l’abimer. Je me rendis à la salle d’eau où je fis une rapide toilette. (Ne souriez point amis lecteurs. Car j’ai dit : une "rapide" toilette… Pas de bain pour Thorhom ce soir là). C’est donc tout propre (du moins, de mon point de vue) que je retournais à ma chambre, déambulant quelque peu dans les petits couloirs tapissés en lames de bois et faiblement éclairés par des lanternes murales. Au brouhaha que je pouvais entendre, les fermiers et paysans du coin s’étaient donnés rendez-vous dans la salle commune.   Mais, j’avais besoin de faire le point et de réfléchir quelque peu à cette dernière rencontre …même si l’envie de vider quelques pintes me tiraillait fortement l’esprit. Je rentrais dans ma chambre. Puis après avoir verrouillé la porte, j’ôtais mon haubert et je le jetais dans un coin de la pièce. Je m’allongeais, avec toute ma délicatesse habituelle, sur le lit pour y sombrer dans un profond sommeil. Je pense que cette nuit là, mes voisins directs n’ont pas dû trouver le sommeil tant j’ai ronflé.  Le sommeil du juste.

Le lendemain, après un rapide petit déjeuner, je décidais de quitter le bâtiment. La grosse dame derrière son comptoir était déjà levée. Courageuse la bougresse. Elle me regarda partir de la salle commune de l’Auberge, et,  au moment même où je passais la porte, elle me lança un :
«  Au revoir maitre Nain … Quel bel équipement vous avez là ! mais prenez garde ! Cela ne fera pas de vous un grand guerrier !»
Un grand guerrier ….pour un nain…. Venait-elle de faire une note d’humour ?
Je la gratifiais d’un grand sourire niais en guise de remerciement puis je fermais la porte.

Le pochetron à qui j’avais fait mordre la poussière (ou plutôt la boue)  hier soir, avait réussi à se trainer jusqu'à un endroit plus calme pour finir sa nuit. Il dormait encore profondément allongé au pied d’un tas de fumier, son séant baignant dans un liquide poisseux d’une couleur fort douteuse.

Je repris donc la route en direction de l’Ered Luin. Je marchais arborant fièrement mon nouvel équipement. Le heaume et la hache étaient accrochés à ma ceinture, l’arme sur la gauche, le casque sur la droite. Le bouclier, lui, restait à mon bras. Je me sentais prêt à affronter n’importe quel ennemi qui aurait l’audace de se mesurer à  moi…

Le lendemain, la route se mit à serpenter un peu plus et à prendre de l’altitude, l’air devenait frais et piquant. Au fil de ma progression, la  végétation se transformait. Le sol  commençait à se couvrir de neige, d’abord avec parcimonie, puis au fil de mon avancée, la neige se fit de plus en plus présente, épaisse et compacte….

La route s’engouffra dans une vallée, entre deux pics rocheux. Je pouvais voir voler au dessus de moi de grands rapaces… Il me semblait reconnaître des hendrovals.  Mon regard fut aussi accroché par une trace dans la neige … celle d’un plantigrade.

«  Oh non … Pas des ours…… à la rigueur des gobelins…. mais pas des ours ! » me mis-je à penser tout haut.

Fort heureusement pour moi, les ours sont restés loin de mon chemin, préférant chercher une nourriture bien plus gouteuse que la dure et fade chair d’un nain des Monts du Fer.

Enfin, après plusieurs jours de marche, j’arrivais à la porte de Thorin. Je passais l’immense arche gardée par des frères en arme pour déboucher sur une grande place… au centre de laquelle trônait une immense statue. Rien que le piédestal devait mesurer entre huit et dix pieds de haut.

Cette œuvre monumentale représentait un nain en armure levant le bras droit en direction de la porte …. C’était une digne représentation de Frerin, Fils ainé de Thrain et frère de Thorin. D’après mes connaissances, Frerin serait décédé à l’âge de 48 ans lors de la bataille d’Azanulbizar. Durant cette bataille qui se déroula en 2799 du troisième âge, mes frères furent repoussés par ces maudits orques menés par Azog. Et c’est dans les futaies du Kheled-Zâram que fut retrouvée la dépouille sans vie de Frerin.

(Petit clin d’œil a mes frères des Monts du Fer, car c’est un jeune nain du nom de Dain pied-d’acier, issu de nos magnifiques montagnes de fer, qui terrassa Azog).

Dans la cour et tout autour de la statue s’agitaient de nombreux marchands, Certains criaient que leurs marchandises venaient de telle ou telle région dont j’ignorais parfois jusqu’au nom. D’autres haranguaient la foule prétextant que leur bière était la plus forte ou la meilleure, ou encore qu’elle était brassée avec les meilleurs houblons des vallées de la Comté. D’autres plus silencieux s’affairaient à réparer armes et armures de braves aventuriers ayant visiblement rencontrés des adversaires quelque peu coriaces. Je me sentais bien. Cela faisait fort longtemps que je n’avais pas ressenti cette sensation. J’avais l’impression d’être chez moi. Et c’est en déambulant parmi ces badauds que je vis un immense escalier… mon regard le gravit lentement, comme s’il voulait s’attarder sur chacune des marches composant les multiples volées, et, après quelques minutes, je vis l’immense bâtiment construit en son sommet

J’avais devant moi le Palais de Thorin.

Cette page fut redigée en Angmar, dans la citée naine de Galbilshâthur. que c'est triste ici...Ma maison me manque !!!
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Thorhom
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MessageSujet: Page 16 du manuscrit   21/08/15, 10:14 am

Je me nomme Thorhom Kazhadred. Thorhom fils de Thoroin, Fils de Thoroïr. Tous de fiers enfants des monts de Fer. Et voici mon histoire


J’avais devant moi le Palais de Thorin.

Je gravis les marches, comme si quelque chose m’attirait… et plus je montais, plus le palais se découvrait à mon regard…. Quelle beauté !…

Arrivé en haut, je pus découvrir toute la  splendeur de la construction. Devant l’entrée, il y  avait une large place, de quoi faire tenir un bataillon de lanciers. Quelques gardes étaient en faction devant le porche. Ils faisaient plus office de figurants que de réels défenseurs tant ils semblaient petits et ridicules devant le palais.

Je me dirigeais vers l’entrée. Les lourdes portes métalliques qui mesuraient plusieurs mètres de haut étaient épaisses de presque un pied. Sur les deux vantaux, l’on pouvait y voir une chaine montagneuse gravée dans de l’or massif. Les dessins de l’eau, du vent et du ciel nocturne étaient quant à eux réalisés dans de l’acier aux reflets bleutés. Savant dosage du carbone lors du laminage de l'alliage pour obtenir ces doux reflets.  Dans le ciel, quatre étoiles luisaient d’un éclat d’or et de feux. De l’or de khâzad, pour sûr, il est reconnaissable entre tous. L’ensemble de ces matériaux était finement ciselé afin d’offrir non pas une surface plane et lisse mais de réels reliefs donnant encore plus de puissance à ce magnifique ouvrage.
Je me présentais devant, les portes s’ouvrirent dans un bruit sourd, m’invitant à rentrer.

Je pénétrais dans un immense hall. Mes amis !!! Quelle beauté !!
Les murs étaient recouverts de plaques de roche finement sculptées de motifs, le sol luisait de mille feux tant le marbre avait été poli. Tout dans cet édifice sublimait le talent architectural et la science de construction des nains.  Et que dire de sa taille ? Ce palais était tellement grand, que l’on pouvait s’y balader à dos de chèvre. Cela me fit d’ailleurs penser qu’il me faudrait acquérir rapidement une monture.  

Au centre de ce que je pourrais appeler le hall…. enfin…. Le Grand Hall….. Le très grand hall (vu sa taille) se tenait une immense statue de nain. Le guerrier représenté se tenait, face à la porte, le bras droit armé prêt a frapper avec un énorme marteau de guerre. Serait-ce Thorin lui-même ? cette statue me donnait le vertige et surplombait de manière écrasante tous les visiteurs.

Juste au dessus de la porte d’entrée, une  ouverture avait été réalisée afin de laisser passer la lumière du jour. Le positionnement de ce trou, savamment réfléchi, permettaient aux rayons du soleil d’inonder la statue d’une lueur blanche et pure, lui donnant une impression de toute puissance. Et grâce à sa posture menaçante, elle laissait un message clair à ceux qui pénétraient dans ce lieu. «  Si vous venez en Amis, alors soyez les bienvenus ! MAIS si vous venez en ennemi…..  Alors, Vous aurez à subir le courroux des nains !! »

J’ai erré longuement dans les immenses salles de cet édifice. Passant de la zone commerçante à celle des forges, puis à celle des artisans, ou encore dans la salle du trône. Après de longues heures de balades, je me suis posé dans la profonde taverne, à écouter les ragots et les brèves de comptoir.

Là, j’y ai rencontré quelques marchands, cherchant une petite main pour quelques courses entre un avant-poste du nom de Noglong et leurs échoppes. Je sautais sur l’occasion. Mes quelques pièces d’argent allaient vite se faire rares et rien de tel pour se forger une réputation que d’accepter ce genre de travail. Je fis donc le coursier, entre Noglong et la porte de Thorin, acheminant pièces d’armure et armes à réparer entre les guerriers et les ferronniers.  
Au fil du temps, je pus gagner la confiance de mes frères. Ces quelques semaines se déroulèrent sans encombre, même si la présence des ours me posait problème, ils eurent la décence de rester loin et de ne point vouloir me gouter ou se restaurer de ma personne.

Je profitais aussi de mes moments de repos pour investir mes maigres revenus auprès d’un maitre d’armes. Ainsi, je pus apprendre à me servir du bouclier et de la hache que m’avait offerts dame Undomiel.

Un soir (comme tous les autres soirs), alors que j’étais attablé à la taverne du palais, un nain du nom de Bavor vint s’asseoir en face de moi.

Après quelques échanges de politesse, il me dit :

- «  Depuis quelques semaines, vous travaillez pour mes amis marchands et je puis dire, sans me tromper, que vous leur apportez une pleine satisfaction. »
- «  je fais en sorte que le travail pour lequel on me paye soit fait, et de préférence, qu’il soit bien fait »   lui répondis-je.
- «  Fort bien » me dit-il « mais j’ai l’impression que ce travail n’est pas fait pour vous ». (il n’avait pas tord). «  Alors, voilà. je suis à la recherche d’un engrenage, je sais exactement où il est, je sais qui le détient, et je sais comment le récupérer ! »
- « Et ? ….. »
- «je monte une petit expédition au départ de Noglong, je pense que vous devriez en faire partie… »
- « Dites m’en plus ». je vidais alors ma pinte et fis signe au tavernier de nous remettre une tournée.
- «  Au sud Ouest de Noglond, se tient la place d’Orodost…. Avant-poste de Sarnur. Cette place forte est tenue par des gobelins. Ils sont de la faction des gobelins de la falaise bleue. Leur chef détient mon engrenage dans son coffre. »
- «  Leur chef, mais comment le reconnaitrais-je ? »
- « Mais… c’est un chef gobelin de la falaise bleue !!! » me dit-il comme si ma question était stupide.
- « Et alors ? »
- « Et alors ? Mais le chef se doit de se peindre le visage en bleu, et puis …il est… beaucoup plus grand et plus fort que ces congénères. Éliminez ce chef, trouvez mon engrenage et ramenez-le moi. En contrepartie, vous pourrez garder tout ce que vous trouverez et je vous obtiendrais une bonne ristourne commerciale auprès d’un ami vendeur de poney.»
- «  Et…..Combien seront nous ? »
- «  Dans un premier temps, vous serez trois et…. »
- « …dans un premier temps, ça veut quoi ? »
- « Ah...euh… vous serez escorté jusqu'à Orodost par deux gardes de Noglong, mais pour l’infiltration et la récupération de la pièce… vous serez…..seul. La discrétion sera votre meilleure arme… »
«  Voilà une perspective fort peu réjouissante... » Mais Bavor avait raison, je ne pouvais pas me contenter d’acheminer des colis, il me fallait trouver quelque chose d’autre et j’avais besoin d’une monture.
- … « Vous pouvez compter sur moi. »
- «  Parfait, Les deux gardes sont déjà à Noglong, et quand comptez-vous partir ? »

Je vidais cul-sec ma seconde pinte.

- « Ce sera demain à l’aube ….»

Ces quelques lignes furent écrites a Gwingris, en Eregion.
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